lundi 6 mai 2013

Norlande - Jérôme Leroy

Norlande
de Jérôme Leroy
Syros, 2013. 

Quatrième de couverture: 
"Tout finalement, est allé très vite après cette étrange conversation entre maman et moi à la cafétéria. C'était quelques mois avant que l' "évenement" ne se produis, quelques semaines avant que l'Autre n'entre en scène. Dans la mythologie norlandaise, le temps est circulaire, représenté par un serpent qui se mange la queue. 
Depuis cette table, dans ma chambre de la clinique, jamais une image ne m'a semblé aussi juste. L' "événement", l'Autre ont toujours été là. À attendre sur un point du cercle. Et c'est moi, nous, toute la Norlande, qui allions à la rencontre de ce point sans le savoir et sans pouvoir l'éviter."
Jérôme Leroy transpose dans un pays de Scandinavie imaginaire la tragédie qui a eu lieu le 22 juillet 2011 sur l'île d'Utoya, en Norvège, et donne la parole à une jeune rescapéee. Magistral et bouleversant. 

J'ai été bouleversée par ce roman. Il est dur. Il est triste aussi. Il est alarmant. Il est flippant. Il est poignant. Il est ....
J'avais suivi l'actualité, en juillet 2011. On ne peut pas louper ce genre d'événement. Mais je n'avais pas cherché à connaître les détails. Trop sanglant. Trop dur. 
Ce livre m'a intéressé, pour en savoir plus sur cet évènement. J'ai voulu en savoir plus. Je suis allée voir sur internet, à certains moments, pour démêler la réalité de la fiction, à d'autres je n'ai pas eu envie d'en savoir plus. Les opinions politiques du tueur par exemple. La réalité de l'existence de son profil Facebook. Je n'ai pas voulu savoir. 

L'écriture de Jérôme Leroy est captivante. Ce roman, il faut choisir de le lire, en connaissant le sujet principal ou passer son chemin. On ne peut pas le lire comme n'importe quel roman de fiction d'inspiration historique. L'événement est trop proche, dans le temps et dans l'espace. 

Pour aller plus loin: 

On a évoqué Norlande, et parlé de beaucoup d'autres polars scandianves, dans l'émission de France Inter Le Grand Bain le samedi 23 mars dernier, Le Boom scandinave: polars, séries et gastronomie


J'y étais, et j'ai adoré. C'était en direct au Salon du Livre de Paris. 


dimanche 5 mai 2013

Forêt-Wood - José Parrondo et Olivier Douzou

forêt-wood
de José Parrondo
d'Olivier Douzou
le Rouergue, 2013. 

Pour fêter ses vingt ans, la maison du Rouergue Jeunesse, a choisi le thème de l'arbre. 
Pour fêter ses vingt ans, la maison du Rouergue Jeunesse, a publié un livre plein d'arbres. 
(Bon, j'espère qu'ils ont aussi bu du champagne, pour fêter ces deux décennies !)
Pour fêter ses vingt ans, la maison du Rouergue Jeunesse, nous offre à nous ses lecteurs, un cadeau, forêt-wood de José Parrondo et d'Olivier Douzou. 


Il y a des dizaines d'arbres, qui prennent vie sous les crayons des deux auteurs. Il y a des styles différentes, des techniques variées, mais il y a toujours un fil rouge: au moins un arbre est dessiné à chaque page. Comme un imagier, sous le dessin se trouve la légende. J'ai beaucoup ri en découvrant les noms latins et leur traduction en français. Pour mieux comprendre, à quoi peuvent ressembler tous ces arbres, qui font beaucoup rire, ou se dire "ah comme c'est bien vu!", voici quelque exemple: 

sylva vartanus arbre yéyé

ou encore

calendarium arbre qui perd une feuille chaque jour

Sur une des pages, plusieurs dessins du même arbre, avec une ombre changeante, dans la forme et la position, comme légende: arbor umbra decalans arbre à ombre caractérielle

Les enfants regarderont tous les arbres, aux formes multiples, comme le très urbain, arbre dont les branches accueille des parkings à voitures. Les plus grands s'amuseront à regarder et aussi à lire les légendes. On sent que les auteurs se sont amusés, qu'ils ont créé au fil des découvertes, de l'actualité, des rencontres. J'aime beaucoup ce livre, à découvrir, redécouvrir, feuilleter, ou à lire page par page. 

Pour continuer dans leur élan, le Rouergue a ouvert un tumblr, qui est une plateforme de micro-blogging. Sur forêt-wood (http://foretwood.tumblr.com/ )  on peut lire :
 "À chaque grand événement l'homme a toujours planté un arbre. Arbre de fécondité, d’indépendance, de festivité, de naissance, de liberté. Alors, pour fêter les vingt ans du Rouergue jeunesse, on vous propose de planter, vous aussi, vos arbres. De cultiver votre imaginaire..."
Chacun peut envoyer sa contribution à l'adresse  bucherondurouergue@gmail.com  , les bucherons sont très aimables, et ont le coup de hâche rapide pour répondre aux mails.  Après avoir lu le livre, après avoir fouillé dans la forêt d'arbres mis en ligne, j'ai eu envie de planter le mien, comme on peut laisser un mot sur un livre d'or. Un arbre, pour souhaiter un bon anniversaire à la maison d'édition du Rouergue Jeunesse. 


Pourquoi ces arbres aujourd'hui ? C'est dimanche, et je ne relis pas un livre. 
Pourquoi ces arbres aujourd'hui ? Parce que toute cette semaine, on fêtera un autre anniversaire à l'ombre du grand arbre. Le collectif de blogueurs a un an. On a sortir les paillettes et les confettis. Rendez-vous dès demain, pour découvrir des livres, pour en gagner aussi, cela sera par ici: 

vendredi 3 mai 2013

Petits imagiers sonores - Mlle Gab

Mes  petits imagiers sonores
Surtout le titre Les instruments vol.2
Gallimard Jeunesse
Vers les titres déjà parus: ICI



C'est un conseil du petit frère de Capucine, vous savez celle qui est en maternelle et qui lit plein de livres, 
C'est un conseil de Liam aussi, il a tout juste un an, ou alors il va bientôt avoir cet âge, je ne sais plus très bien, 
Les deux mamans sont d'accord pour dire que le solo de guitare électrique est excellentissime. 

Le livre carré fait environ 15cm de côté, les pages cartonnées sont épaisses. Pour chaque double-page, un puce électronique (comme celle que l'on peut voir à l'arrière de la guitare, sur l'image ci-dessous), qu'il faut cacher pour que le bruit soit diffusé. 
Un principe simple qui fait fureur. 
Comme il est possible de le voir sur le site de l'éditeur, les titres de la collection Mes petits imagiers sonores, sont divers et variés. Les deux mamans m'ont soufflé à l'oreille, qu'elle avait utilisé cette idée de cadeau à de multiples reprises, pour des enfants entre 6 et 18 mois, et qu'à chaque fois, cela avait fait mouche. À 9 mois, le petit frère de Capucine, n'arrive pas à poser lui-même son doigt sur la puce, pour que l'effet sonore se déclenche, mais il la repère et sait que ce livre en particulier peut émettre des sons. 

Chacune des deux mamans a ses titres favoris, mais celui qui fait l'unanimité est Les instruments vol.2. Je conseille ce titre en particulier et la collection en général de leur part, sans aucune hésitation. 



Même s'ils sont petits, même si vous pensez qu'ils ne doivent pas y comprendre grand chose,
Mettez leur un livre entre les mains, ou alors non, posez le à côté, pas si loin.
Ils iront le chercher eux-même.
Voici Mlle G., qui se fait une petite pause lecture. Peinard. Tranquille. La vie est belle.


Bonne lecture ! 

jeudi 2 mai 2013

Little tree - Katsumi Komagata

Little Tree
de Katsumi Komagata
Trois Ourses, 2008.


Il n'y a pas que quatrième de couverture, il n'y en a pas besoin, pour ce livre
Ce livre n'est pas à feuilleter, au premier toucher, on sent qu'il est trop beau pour plier sauvagement les pages. 
Au premier toucher, on sent que les points dorés de la couverture sont imprimés en creux, qu'il existe un jeu avec les sensations. 
Après réflexion, je me demande ce que ces points dorés font ici, car à l'intérieur ce n'est que simplicité et poésie

Il y a de la poésie dans les mots, qui décrivent la naissance de l'arbre, 
Il y a de la poésie dans la construction du livre, avec cet arbre qui sort physiquement de la double-page,
Il y a de la poésie dans le rythme donné au défilement des saisons, 
Il y a de la poésie dans le choix des couleurs, des verts du printemps, des orangés de l'automne, des noirs de la nuit, 
Il y a de la poésie, dans les ombres de différentes tailles, que les arbres de papier projettent sur la double-page, 
Il y a de la poésie même dans la texture des papiers, chaque double-page est un régal pour les yeux et le bout des doigts, le grain, la matière, tout est appréciable.  


Ces photos ne rendent rien de la qualité de réalisation de ce livre. Il y a un peu mieux, sur le site de l'éditeur (que je vous déconseille d'aller voir, pour le bien de votre porte-monnaie, mais que je vous oblige à visiter pour le plaisir des yeux)


Un travail formidable. Peu à peu en fonction de mes possibilités financières, je succomberai...

mercredi 1 mai 2013