lundi 10 novembre 2014

Sophie Van der Linden et Olivier Tallec

Rien à voir entre ces deux livres ? P'tet bien ! 
Mais moi, j'avais envie de les mettre ensemble !
En réalité, il y a un point commun :  j'ai connu les deux auteurs à travers la littérature pour la jeunesse, et avec ces livres ils sont passés du côté obscur ... la littérature pour adultes. On ne leur en voudra pas ... pour cette fois ... .

Bonne journéed'Olivier Tallec (il a dessiné La Boum, et les Rita et Machin, que j'adore !)
Rue de Sèvres, 2014.

Quatrième de couverture: 
Au revoir, merci et à bientôt. 


Ce papa-superman il m'a donné envie d'ouvrir ce livre. Et quel délice !! C'est croustillant d'humour, c'est juste et à chaque fois bien trouvé. Un peu à la Sempé (mais en beaucoup plus coloré), chaque page présente des personnages différents dans une situation particulière mettant le doigt sur un aspect de notre société. 
J'ai beaucoup aimé le jour où on tue les cochons, car c'est exactement ça. Des cochons morts qui se vident de leur sang et des enfants qui mange de "la viande" sans savoir ce qui est vraiment dans leur assiette et d'où ça vient. 

Un livre à découvrir pour rire, ou un peu grincer des dents. Personnellement j'ai beaucoup aimé. 

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La Fabrique du monde
de Sophie Van der Linden (elle a étudié Claude Ponti et parle très bien des albums)
Buchet Chastel, 2013. 
Quatrième de couverture: 
Et je me vois là, dans tout ça. Une petite Chinoise de dix-sept ans, une paysanne, partie à l'usine parce que son grand frère rentrait à l'université. Quantité des plus négligeables, petite abeille laborieuse prise au piège de sa ruche. Enfermée là pour une éternité.
De nos jours, en Chine, Mei, jeune ouvrière, vit, dort et travaille dans son usine. Elle rêve aussi. Confrontant un souffle romantique à l'âpre réalité, La Fabrique du monde est une plongée intime dans un esprit qui s'éveille à l'amour et à la vie. 


Une usine en Chine. Du travail, du travail, du travail. Il y a cette austérité, cette précarité du travail et le reste. Le reste? Infime, insignifiant au début. Puis il y a lui et le "reste" prend de l'importance. Toute la place? On pourrait se laisser tenter, mais il y a le travail, toujours là, encore, encore. 

C'est agréable et bluffant de découvrir un auteur autrement. Ce roman n'a rien à voir avec les albums dont Sophie van der Linden parle si bien. Peu importe après tout. Tant mieux même que les auteurs soient capables de faire et de s'intéresser à ce qui est écrit pour les enfants et les adultes. 
Peut être même qu'un jour ce ne sera plus la "vraie" littérature et le "reste", qui englobe toutes les formes de littérature pour la jeunesse, si riches, si diverses, mais aussi la BD, les documentaires ... 

Il me reste encore trois auteurs "polymorphes", qui écrivent pour les grands et les petits, à vous faire découvrir pendant le mois de novembre. Affaire à suivre ....

BONUS ...

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