vendredi 13 septembre 2013

Ava continue ses aventures au milieu des fantômes

Cet été, je suis partie à Jersey et à Guernesey avec Ava  ...


Voilà un an et demi, je rencontrai Ava, et l'auteur Maïté Bernard avec le premier tome de la série qui s'intitule Ava préfère les fantômes. Vous pouvez (re)lire mon avis : ICI. 

Ensuite j'ai laissé traîner le tome 2, Ava préfère se battre, au pied de mon lit, sous une pile d'autres romans en attente. Je me demandais ce que l'auteur pourrait nous concocter après la découverte de son don par Ava. J'avais peur d'être déçue. J'étais même un peu sceptique. 

Puis je l'ai ressorti et dépoussiéré, lorsque j'ai eu le tome 3, La mort préfère Ava, entre les mains. Ce n'était plus les vacances, j'avais envie de lire des histoires de fantômes, alors je me suis installée dans le canapé, et j'ai dévoré les deux romans. À la dernière page, j'étais tellement happée par l'histoire, que j'ai prononcé tout fort : "Oh non !". Je voulais la suite. Le tome 4 ! Le tome 4 ! 

Après tout c'était bien de faire patienter le tome 2, de cette manière, j'ai pu enchainer les deux tomes. Donc précaution à prendre si vous décidez de lire les histoires d'Ava, demandez bien à votre libraire, s'il a tous les tomes parus en stock ! 

Une série qui change de ce que l'on peut lire en ce moment. Des histoires de fantômes, sans plonger dans le lugubre. Une belles découvertes des îles anglo-normandes, que j'ai désormais très envie d'aller visiter. Une auteur qui a le sens de l'humour, et qui sait placer ici et là, de bonnes remarques. 

Coup de coeur pour celle-ci, qui fait référence à Twilight : 



Si vous n'avez pas encore lu le tome 1, ne lisez pas ce qui suit ....


Ava préfère se battre
de Maïté Bernard
Syros, 2013. 

Quatrième de couverture: 

Ava est de retour sur Jersey où elle doit assister à sa première assemblée de fantômes. Mais ce moment tant attendu tourne à la catastrophe car tous les fantômes ne veulent pas accepter comme consolateur une jeune Française de moins de quinze ans. Menaces, agressions, intimidations en tous genres ...

Difficile pour Ava de rester stoïque, surtout lors de ses rendez-vous avec Marco, un garçon terriblement attirent et bien vivant, qui ignore tout de son don ! Heureusement son ami Harald, un Viking vieux de huit cent ans, expert dans l'art de la guerre est là pour la conseiller. Et Ava va bientôt montrer à tous de quoi elle est capable.

Si vous n'avez pas lu le tome 1, ni le tome 2, ne lisez pas ce qui suit ....

La mort préfère Ava
de Maïté Bernard
Syros, 2013. 

Quatrième de couverture: 

Ava se rend sur Guernesey, où elle doit participer à l'assemblée annuelle des consolateurs de fantômes. Elle espère obtenir des réponses aux questions qui la tracassent. À commencer par celle-ci: comment peut-on avoir une vie sentimentale quand on doit cacher à ses proches qu'on a le don de voir les morts ? Un sujet qu'il va devenir urgent de creuser car Ava loge chez un garçon si beau qu'il est presque impossible de le regarder et de l'écouter en même temps ...
Sans compter que les fantômes raffolent des histoires d'amour, et n'hésitent pas à se mêler de celles d'Ava. 







On parle aussi d'Ava sur les blogs Méli-mélo de livres, et À lire aux pays des merveilles.


Pour aller plus loin ...

Voici une série qui parle aussi de fantômes
Théodore et ses 13 fantômes
de Claude Carré
illustré par Nils
d'après les personnages de Mathieu Leyssenne
Nathan, 2012-2013.

Quatrième de couverture commune aux différents tomes
Depuis toujours, Théodore vit avec 13 fantômes qu'il est le seul à voir et qui l'accompagnent partout. À l'école, à la maison. En vacances. PARTOUT ! Théo n'en peut plus ! Alors, quand ses fantômes se mettent à multiplier les bêtises, il n'a qu'une solution : trouver pour chacun une autre maison.


Pour ma part, j'ai lu les tomes 5 et 6, qui semblent être les derniers de la série, car Théodore se retrouve sans fantômes, après un séjour en Écosse, pays des fantômes par excellence ! 
Une série qui ne révolutionnera pas la littérature pour la jeunesse, mais qui est bien pour les jeunes lecteurs du primaire, qui aiment les histoires de fantômes, qui ne font pas forcément peur, mais plutôt rire. Voilà j'en parle ici, à la suite du roman pour les plus grands, sans pour autant en faire le livre principal d'une chronique. 

jeudi 12 septembre 2013

Si on lisait du Marie-Aude Murail ?!

À l'origine je ne voulais évoquer que le dernier roman de Marie-Aude Murail, 3000 façons de dire Je t'aime. Et puis j'ai pensé aux autres romans écrits dans la collection Médium de L'école des Loisirs. Il y en a plusieurs sur mes étagères, ces romans sont excellents, et d'ailleurs je me rends compte que je n'en ai jamais parlés... Je vais y remédier tout de suite ! 



On commence par le roman de cette rentrée littéraire ...

3000 façons de dire Je t'aime
de Marie-Aude Murail
L'école des Loisirs, 2013.

Quatrième de couverture: 
Chloé, Bastien et Neville ont eu en cinquième une professeure de français qui n’aimait que les livres qui finissent mal. Un soir, elle les a emmenés pour la première fois au théâtre voir une représentation de Dom Juan de Molière. Cette soirée a changé leur vie. C’est décidé, ils seront comédiens !
Six ans plus tard, leur désir de monter sur scène est intact et ils se retrouvent au conservatoire d’art dramatique de leur ville. Le professeur le plus réputé, Monsieur Jeanson, les prend tous les trois dans son cours.
Chloé va devoir concilier les cours de théâtre avec le rythme intensif de la classe préparatoire qu’elle vient d’intégrer. Bastien, prêt à tout pour faire rire, pense qu’il suffit de regarder une vidéo de Louis de Funès pour apprendre la tirade d’Harpagon. Le beau et ténébreux Neville a peur de se donner les moyens de son ambition, d’être un autre pour savoir enfin qui il est. Comment le théâtre va-t-il lier pour toujours la jolie jeune première, le valet de comédie et le héros romantique que Jeanson a su voir en eux ?

Ce roman fera vibrer la corde sensible de tous les amateurs de théâtre. Malheureusement je ne le suis pas. Je me suis arrêtée à cette pièce de théâtre faite au collège. Ce qui ne m'a pas empêché d'apprécier ce roman, mais je n'ai pas perçu la difficulté des heures de répétition, les nuances à avoir dans le jeu d'acteur, et la pression sur les épaules de ces trois jeunes adultes. 

Malgré tout j'ai particulièrement aimé ce trio aux contours flous, cette relation étrange qui les unie. Chacun n'a pas des parents assez présents. Ils ne se sentent pas eux-mêmes chez eux. Le théâtre va les révéler. Ils vont apprendre à se connaître à travers les rôles de personnages à travailler. 
Ils se construisent, ils s'aiment, ils s'entraident, puis le trio s'effiloche. Comme si être trois, ce n'était pas possible, qu'il ne pouvait y avoir que 2+1. 

********************************

Et les autres ? 

Il s'agit de quatre romans, lus, que dis-je?, engloutis ces dernières années. 
Il s'agit de quatre romans, que je vous recommande très vivement.
Il s'agit des quatre romans, qui suivent, accompagnés de la présentation de l'éditeur. 

La fille du docteur Baudouin
de Marie-Aude Murail
L'école des Loisirs, 2006. 

Ils sont deux à se partager la clientèle du cabinet. Jean Baudoin, le fondateur, la cinquantaine à la fois fringante et fatiguée. Il ne garde jamais les gens plus de dix minutes, distribue les médocs comme les regards méprisants. Les malades l'énervent de plus en plus. Et Vianney Chasseloup, un débutant, avec des yeux d'âne, un prénom de saint, une triste figure de chevalier, les cheveux en pagaille et le veston froissé. C'est lui qui soigne tous ceux dont Baudoin ne veut plus : les vieux, les gâteux, les paumés, les cas désespérés. Mais voilà qu'un jour, parmi les patients du docteur Chasseloup, se glisse une toute jeune fille aux yeux bleus, presque violets. Violaine. Aussi jolie que son prénom peut le laisser espérer. Elle a tout pour être heureuse. C'est la fille du docteur Baudoin. Alors, qu'est-ce qu'elle fait là ?



Papa et Maman sont dans un bateau
de Marie-Aude Murail
L'école des Loisirs, 2009. 

Pauvres Doinel ! Ils s’aiment, mais n’ont pas le temps de se le dire. Ils ont chacun leurs angoisses, leurs soucis mais les gardent pour eux. Marc Doinel, le père aux allures de cow-boy, n’a toujours pas parlé du rachat de sa boîte par des Hollandais décidés à restructurer au lance-flammes. Nadine, la mère débordée, n’évoque jamais la lassitude qui l’accable devant les « fiches de suivi d’acquisition des compétences » de ses élèves de maternelle. Charlie, la fille aînée, se demande bien pourquoi elle est amoureuse de Kikichi, un héros de manga bisexuel, plutôt que d’un garçon de sa classe. 
Et pourquoi se sent-elle si transparente au collège ? Le petit Esteban, lui, ne se plaint jamais, au point de se laisser maltraiter sans broncher par les grands de l’école.
Pauvres Doinel ! S’ils savaient qu’ils partagent un rêve secret… En feuilletant un magazine, chacun d’entre eux est tombé en arrêt devant la même photo. Celle d’une yourte mongole plantée dans une clairière bretonne.


Oh, boy!
de Marie-Aude Murail
L'école des loisirs, 2000.

Ils sont frère et soeurs. Depuis quelques heures, ils sont orphelins. Ils ont juré qu'on ne les séparerait pas. Il y a Siméon Morlevent, 14 ans. Maigrichon. Yeux marron. Signe particulier: surdoué, prépare actuellement son bac. Morgane Morlevent, 8 ans. Yeux marron. Oreilles très décollées. Première de sa classe, très proche de son frère. Signe particulier: les adultes oublient tout le temps qu'elle existe. Venise Morlevent, 5 ans. Yeux bleus, cheveux blonds, ravissante. La petite fille que tout le monde rêve d'avoir. Signe particulier: fait vivre des histoires d'amour torrides à ses Barbie. Ils n'ont aucune envie de confier leur sort à la première assistante sociale venue. Leur objectif est de quitter le foyer où on les a placés et de se trouver une famille. À cette heure, deux personnes pourraient vouloir les adopter. Pour de bonnes raisons. Mais aussi pour de mauvaises. L'une n'est pas très sympathique, l'autre est irresponsable, et... Ah, oui! ces deux personnes se détestent.


Le tueur à la cravate 
de Marie-Aude Murail
L'école des loisirs, 2010. 

Grâce à quelques clics et une adresse mail bidon, Ruth Cassel a pu s’inscrire sur le site perdu-de-vue.com et y déposer une vieille photo de classe en noir et blanc trouvée dans les affaires de son père. La manip n’a qu’un seul but : l’aider à différencier les deux blondes aux yeux noisette sur la photo, Marie-Ève et Ève-Marie, respectivement la mère de Ruth et sa soeur jumelle, décédées à vingt ans d’intervalle.
Très vite, comme s’ils avaient attendu ce signal, des anciens de la terminale S3 se manifestent. L’ex-beau gosse de la classe, une prof de philo à la retraite, une copine des jumelles et, en prime, un grand-père dont Ruth ne soupçonnait pas l’existence, s’empressent de répondre. Tout pourrait s’arrêter là… Mais la photo de classe a réveillé de terribles souvenirs. Les e-mails évoquent un meurtre commis l’année de la terminale, celui d’Ève-Marie. Ils parlent d’un étrangleur récidiviste, le tueur à la cravate. Bien plus effrayant, ils mettent en cause l’une des personnes que Ruth aime le plus au monde, son propre père, Martin Cassel…

mardi 10 septembre 2013

Petite Souris - Alison Murray

Petite souris
d'Alison Murray
Hatier Jeunesse, 2013.

Quatrième de couverture: 
Qui est grande comme une girafe ? Courageuse comme un lion ? Et se dandine comme un pingouin ? C'est Amélie ! Mais à l'heure du câlin, dans les bras de maman, elle n'est rien d'autre ... qu'une toute petite souris ! 

Il est question d'une petite souris, mais ce n'est pas celle des dents. La petite souris, c'est Amélie. Une petite fille, qui n'aime pas toujours quand sa maman lui donne ce petit surnom charmant. Elle préfère dire qu'elle est grande, forte, courageuse, comme beaucoup d'autres animaux. Tout mais pas une souris, sauf quand c'est l'heure du câlin avant d'aller se coucher ... 

Il y a une foule d'animaux, mais ils ne sont pas nommer directement. Le lecteur s'amusera à les reconnaître, et à retrouver en eux, un peu ou beaucoup. 

Ce livre est une traduction de l'anglais, la publication originale date de 2012. Il n'y a pas si longtemps, et pourtant, on aurait pu croire qu'il était plus vieux que ça. Le petit air vieillot des illustrations. Un peu mais pas trop. Il y a aussi une touche de dynamisme, que j'adore. C'est un album tendre qui finit par un câlin entre la petite fille et sa maman, mais c'est aussi un album rempli d'une envie de grandir, de partir, de voler, de se libérer... Un jour, mais pas encore... Pourtant cette envie est déjà là. 

Deux gros coups de coeur, pour l'ours et la baleine.

lundi 9 septembre 2013

Maths à la petite semaine - Rachel Corenblit et Cécile Bonbon

Maths à la petite semaine
de Rachel Corenblit
et de Cécile Bonbon
Rouergue, 2013. 

Présentation de l'éditeur : 
Léna ne comprend rien aux maths, mais il y a un Yvon dans sa classe qui est un vrai génie des chiffres ! Quant à sa grande soeur, Charlotte, qui est en terminale, elle jongle avec les équations à plusieurs inconnues. Il y a autre chose que Léna ne comprend pas : pourquoi Yvon et elle se parlent et se croisent de plus en plus, au cours de cette semaine-là ...
Et si l'amour, comme les mathématiques était un langage secret qu'il faut savoir déchiffrer ?


Quand un auteur fait rimer Pythagore, avec amour, 
Quand partager un pain au chocolat pour faire plaisir à l'autre se transforme en cours sur les fractions. 
Quand on parcourt quelques problèmes de la vie ou de mathématiques, au fil des jours de la semaine. 

Un roman court, glissé dans un petit livre, aux allures de cahier d'écolier. À chaque double, à gauche le texte de Rachel Corenblit, et à droite une composition de Cécile Bonbon. Tout comme l'une joue avec les mots, et les formules mathématiques, l'autre dessine, agence, griffonne, pour donner un autre sens, pour créer des connexions, entre les mots et les mathématiques. La bosse des maths, comme celle du chameau ou celles du dromadaire ? 

Ça bouillonne, c'est rempli de bonnes idées. Un roman à partager à tous, amoureux ou non des maths, et des garçons !

Mais ....

Petit bémol: L'espacement entre les lignes de texte et celui entre les lignes du cahier ne correspondent pas. Parfois le texte se retrouve "barré". Je chipote peut être un peu, mais je trouve que cela rend la lecture désagréable. J'ai été perturbée dès les premières pages. 
Dommage, pour un livre qui est tellement travaillé au niveau de la mise en page....