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lundi 25 août 2014

Photos d'un WE ...

Un très beau bouquet, de jolis fleurs ... 


Il y a un peu moins d'un an, il y avait d'autres fleurs sur ce blog, un autre deuil, j'avais beaucoup pleuré aussi. 
Il y a un peu moins d'un an, je pensais à la semaine qui venait de s'écouler, que j'avais envie de rembobiner, et là, maintenant, j'aimerai faire la même chose. Sept jours ... C'est court, mais parfois on a  l'impression que chacun d'entre eux a duré une éternité. 

Nous ne sommes plus dimanche, il est trop tard pour ça, mais j'aimerai relire quelques-uns de ces livres dont je vous ai déjà parlés, car Le dimanche, je relis

Il y a Sept jours à l'envers de Thomas Gornet, car pour moi il parle très bien, de ces premiers instants de deuil, pendant lesquels on oscille entre pleurs et rires. On est triste, mais on a aussi envie de se rappeler tous ces excellents souvenirs passés avec l'être cher qui vient de partir. 


Parce qu'elle était une mère, il y a ce Je Bouquine, avec Ma mère (son cancer) et moi d'Anne Percin qui deviendra un livre à part entière, un jour, j'espère. 

Il y a aussi ce livre, qui fut un coup de coeur, et qui est devenu un film, récemment sorti sur les écrans français, que je n'irai pas voir (pas envie de passer mon temps à pleurer, on verra plus tard...), Nos étoiles contraires de John Green. C'était à la fin de l'année dernière, j'avais réalisé une sélection sur le cancer. Il était aussi question du formidable roman Un été pour mourir de Lois Lowry

 

Et puis maintenant, je regarde là-bas, au bout, pour aller de l'avant, car elle m'a toujours dit, que ce blog, et que ce que je faisais de mes lectures, était génial, et que j'avais bien raison de m'échapper de mon domaine professionnel. Elle acceptait toujours de m'héberger pour aller à tel ou tel salon littéraire. 


Une nouvelle semaine commence, je vais prendre le temps de bouquiner, sans oublier d'aller travailler. Des dents m'attendent, je les soignerai, je les enlèverai, je les bichonnerai, pour essayer de moins y penser, de ne pas avoir trop le temps de pleurer. Et puis après ... ça ira ... 

mercredi 2 juillet 2014

Lorsque je lis du Thomas Gornet

Il y a cet oncle malade,
Il y a un Kaï qui veut être grand, toujours plus grand, à 9 ans et à 10 ans aussi, 
Il y a une envie de tendresse, mais sans bisou, ÇA SUFFIT LES BISOUS ! 
Il y a la mort d'un être cher, 
Il y a cet auteur croisé un jour à Montreuil. 

Il y a cet autre livre lu de lui, il y a quelques mois, ça fait un moment déjà, alors que j'ai l'impression que c'était hier. Il s'agissait de Sept jours à l'envers, c'était juste après l'enterrement de mon papy. Et là, maintenant, comme pour Kaï et son papy, j'aimerai le trouver en train de regarder la télé, et lui déposer sur la joue un bisou. 

À bas les bisous
de Thomas Gornet
illustré par Aurore Petit
Le Rouergue, 2012. 

Quatrième de couverture: 
Qui a dit que les bisous, c'est pour les bébés ? 
À 9 ans, Kaï sent qu'il est passé du côté des grands. Il a donc pris une décision important: il ne veut plus de bisous. D'une part, c'est mouillé, et puis, c'est ridicule, à son âge ! Rien ne pourra le faire changer d'avis. Enfin, peut-être ... 


Pas de bisou ! Rien ! Fini ces trucs de bébé ! Et pourtant qu'il est agréable de se glisser dans les bras d'un être cher pour sentir sa chaleur et lui déposer une bise sur la joue. Kaï s'en apercevra après quelques temps de privation. Des bisous il faut en donner, il faut en recevoir, pour notre bien et celui de nos proches.

Je n'ai plus dix ans
de Thomas Gornet
L'école des loisirs, 2008. 

Quatrième de couverture: 
Comment on sait quand on est amoureux ? Kaï se sent tout bizarre depuis que Sidonie lui a donné une lettre pendant la récré. Quand il la voit, il a une drôle de sensation dans le ventre, comme s'il avait mangé trop de tomates. Et quand il ne la voit pas, il pense à elle. C'est ça être amoureux ? Pour en avoir le coeur net, Kaï aimerait trouver quelqu'un à qui se confier. Mais son copain Obeid a l'air de s'en moquer; son père, qui n'a jamais été un grand bavard, préfère raconter des blagues et Tom, son tonton - et son meilleur ami sauf que c'est un adulte -, ne le prend pas au sérieux. Kaï se dit pourtant que c'est le moment d'être grand. Il a dix ans, une furieuse envie de pleurer, de sortir tout ce qu'il a dans la tête et de vivre très fort, enfin. 

Derrière une couverture pas très folichonne se cache plus qu'une histoire d'amour. Ce qui m'a le plus émue dans ce roman, et la relation qu'a Kaï avec son oncle, mais aussi son père. Il est partagé entre son père et sa mère, chez qui il vit en alternance. Deux vies, deux maisons et entre les deux, son tonton, qui est bien mystérieux.
Il y a une tension dont Kaï n'arrive pas à trouver l'origine. Est-ce cette histoire avec Sidonie ? Ou autre chose ? 

jeudi 21 novembre 2013

À l'envers - Un deuil - Un piano - Atrabile

Ce jour-là ...

Il y a eu ce roman Sept jours à l'envers, lu le soir tard, après plusieurs heures de route, 
Comme une envie d'évasion, alors que la journée a été longue, alors que la semaine a été longue, 
Comme une envie d'autre chose, après avoir séché mes pleurs et mis ma robe noire  à laver. 
Comme une envie de lire pour penser à autre chose, pour s'apaiser.

Avec cette habitude de ne pas me renseigner, de ne pas lire les quatrièmes de couverture, 
Avec cette habitude de lire les livres, comme ça, en prenant le premier qui passe, 
Avec cette habitude, je me suis retrouvée à pleurer aux côtés de cet adolescent, qui vient de perdre son oncle, le jour où je suis allée à l'enterrement de mon grand-père. 

Les livres entrent dans nos vies de lecteurs à des moments particuliers, 
Celui-ci ne fut pas une évasion, celui-ci ne m'a pas fait penser à autre chose, 
Celui-ci a servi de caisse de résonance à  mon chagrin. 

Sept jours à l'envers, comme la semaine que je venais de passer. Moins de questionnement, sur la soudaineté de l'événement, pas de devinette en suspens. Mais sept jours, avec la tête ailleurs, dans les souvenirs, dans l'envie de lui parler alors que ce n'est plus possible. 






Sept jour à l'envers
de Thomas Gornet
Le Rouergue, 2013. 

Quatrième de couverture : 
Tout s'est passé très vite, en une semaine. Si vite qu'il peut remonter les jours, comme dans un film qu'il regarderait en marche arrière. Dimanche, samedi, vendredi ... jusqu'au dimanche précédent où il s'est passé quelque chose de pas vraiment drôle. 
En attendant, il aimerait bien trouver la réponse à la devinette qu'on lui a posée ce jour-là. Pour l'instant, il n'a trouvé que des réponses débiles comme: 
Hulk qui aurait fait un régime, une patte d'autruche plongée dans la bave de Martien, un haricot analphabète qui s'est fait écraser par un rouleau à pâtisserie. 


À ce livre, j'ai envie d'en associer deux autres ...

Le piano 
de Marion Duval 
Didier Jeunesse, 2012. 



Depuis la mort de Mamie, il y a ce piano qui prend toute la place dans le salon. Un objet encombrant, comme le chagrin de Papa. Quelque chose, dont on ne se débarrasse pas comme ça. Il faut laisser le temps passer. Le piano reprendra des couleurs peu à peu. Le noir laissera la place à la lumière, page après page.







Atrabile
d'Hélène Gaudy
Le Rouergue, 2007.  


Lorsqu'il se parle à lui-même, il s'appelle Atrabile. Il est lui. Il est un autre. Il ne doit plus supporter ses parents. Il ne peut plus. Il décide de partir. Il n'a pas l'impression qu'il l'a aimé un jour, mais il se rend chez son grand-père, qui vient de mourir. Un appartement avec des souvenirs partout. 
Il veut être seul, avec ce fantôme, avec ses boîtes de conserve, ses timbres, ses cartes postales. 
Mais il y a cette fille, croisée à l'arrêt de bus...


Des souvenirs de cette journée ....

Qui ne vous parleront pas, mais que j'ai envie de laisser là, avec Atrabile, à côté du piano, en me demandant ce qui est long, vert et bête comme ses pieds. 

dimanche 9 juin 2013

Le dimanche, je relis les Boomerangs du Rouergue

Le dimanche, j'ai le choix entre un slip et une culotte...
Le dimanche, je relis des livres de la collection Boomerang...
Le dimanche, je lis un titre de la collection écrit à moitié par Anne Percin...

Je porte la culotte
de Thomas Gornet
Le jour du slip 
d'Anne Percin
Collection Boomerang
Le Rouergue, 2013.


Une histoire en pile, une histoire en face. Deux auteurs, pour deux histoires qui se répondent et jouent en miroir. Des couvertures aux allures de symétrie centrale. 
Une fille ou un garçon. Une fille qui devient un garçon, un garçon qui se réveille avec un corps de fille. Une journée à l'école en étant un autre. Les mêmes camarades, mais des relations différentes. Les garçons et les filles ne jouent pas aux mêmes jeux. 

Il est difficile de dire si c'est le sujet des deux histoires (réveil dans un autre corps), ou l'écriture avec deux auteurs différents, qui est la cause de mon manque d'enthousiasme pour ce titre de la collection. Pourtant j'attendais avec impatience sa lecture. Anne Percin est une auteur dont j'apprécie, le jeu avec les mots habituellement. 

J'ai lu Je porte la culotte, sans trouver à l'histoire un intérêt particulier. Je me suis dit: 
"Tout va se révéler en mettant les deux histoires en parallèle, en complétant cette lecture avec La journée du slip. Ça va être drôle ou palpitant."

Et non... Déception. 
Une association d'histoires sympathique mais pas enthousiasmante. 
J'ai trouvé moins d'intérêt à la comparaison des deux histoires, par rapport à d'autres titres de la même collection. Je n'ai pas trouvé de jeux d'écriture pertinents d'un auteur à l'autre. 
Je persiste à dire quand même que cette idée de mettre deux histoires en miroir, est très bonne, c'est pourquoi ...

Pour aller plus loin....
Deux autres livres de la même collection, lus par Kik ...

Plié de rire / Vert de peur de Rachel Corenblit


Mon cheval s'appelle Orage / Mon frère est un cheval d'Alex Cousseau