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samedi 5 octobre 2013

Une nuit où je me sentais seule - Xavier Armange

Une nuit où je me sentais seule
de Xavier Armange
MeMo, 2013.

Quatrième de couverture : 
Une nuit où je me sentais seule, j'ai pris l'ascenseur, et j'ai grimpé, grimpé, tout là-haut sur la terrasse. Une ville qui dort, c'est beau d'en haut. 



Des ronds et des carrés dans cette ville, qui paraît immense. "Une nuit où je me sentais seule", alors que ce point vert est au milieu de dizaines de points bleus. Se sentir seule, au milieu d'une immense ville. Il y a ce fond noir qui prend toute la place, qui obscurcit le livre. 
La ville est géométrique, rectiligne, elle ressemble à un assemblage de cubes, remplis de points, bien rangés. Malgré cette apparence de froideur dans les illustrations, le texte parle de beauté, et d'un moment particulier où il serait agréable de regarder les étoiles. 

Jusqu'au moment où le chien hurle, et le vent se lève ... 

Les lignes droites deviennent courbes, le texte n'est plus à l'horizontal. La terre tremble et les morceaux si bien agencés de la ville s'effondrent. Tout est emporté par la vague, qui déferle sur la ville. 

Les couleurs s'éclaircissent, la mer se calme, une maison est reconstruite. Avec des formes très géométriques, et peu de texte, l'auteur réussit à exprimer l'espoir, après la catastrophe. 

La vague qui déferle sur la ville, m'a fait penser à celle d'Hokusai


Une référence au Japon, au tsunami, mais aussi aux habitudes de l'Homme, qui depuis sa grande ville, ne se rend pas compte de la force de la Nature, et de ce qu'il lui fait subir ?  

Lire la chronique de Sophie Van der Linden C'est par LÀ


De Xavier Armange, j'avais lu L'arbre de l'an bientôt, c'était ICI, je n'avais pas spécialement aimé. Pour ce livre Une nuit où je me sentais seule, mon avis est complètement différent. Désormais j'aimerai lire Les oiseaux blancs de Manhattan, du même auteur, qui vient de paraître aux éditions d'Orbestier.

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Ce livre fait partie des livres pré-sélectionnés pour l'attribution de la Pépite, dans la catégorie Albums, de Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil, 2013. Voici les autres albums pré-sélectionnés : 

Albums déjà chroniqués : 


Albums à lire : 

Le Bandit au colt d’or, Simon Roussin, Magnani, mars 2013
Boucle d’or et les deux ours, Zidrou, Ill. Monika Hanulak, Le Rouergue, novembre 2012
Ici, c’est chez nous, Stéphane Servant, Ill. Carole Chaix, Rue du Monde, mai 2013
Je t’aime tellement que j’ai les chaussures qui vont toutes seules, Anne Herbauts, Casterman, janvier 2013
Monsieur Horizontal et madame Verticale, Noémie Révah, Ill. Olimpia Zagnoli, Michel Lagarde, mai 2013
L’Oiseau à deux becs, Sylvain Alzial, Ill. Olivier Philiponneau, MeMo, avril 2013
La Petite Fille qui voulait voir des éléphants, Sylvain Victor, l’Atelier du poisson soluble, mars 2013
Petit fiston, Elzbieta, Le Rouergue, mars 2013
Quelque chose de grand, Sylvie Neeman, Ill. Ingrid Godon, La Joie de lire, novembre 2012
Western, Gaëtan Dorémus, Autrement, avril 2013
La Toile, Isabelle Simler, Courtes et longues, février 2013

mardi 26 juin 2012

L'arbre de l'an bientôt - Xavier Armange - Mathieu Redelsperger

L'arbre de l'an bientôt
de Xavier Armange et de Mathieu Redelsperger
Éditions d'Orbestier, 2011.

Quatrième de couverture: 
En l'an bientôt, Cyla et Cely, dans leurs bellurettes, survolent les usinesmolles de Crachtrouf expansé, les jardins de Plastok et les montagnes de béton. Ils vont visiter le Musée du passé plein d'objets inconnus. Une rencontre extraordinaire et un fabuleux cadeau pourraient transformer leur vie et celle de la planète. C'est compter sans les robotflics à pinces dures, carapaces inoxydables, complètement barzoufs.  
Une histoire d'écologie-fiction pleine d'espoir, sans complaisance pour un passé révolu ni concession pour un présent robotisé, écrite avec humour dans une langue du futur que les enfants comprennent. 


Alors comment dire ?.... Par où je commence ? ... Les petits bémols... c'est parti...

Les petits bémols: 
Alors pour une fois, il y en a plusieurs et pas des moindres....
- L'auteur utilise des néologismes tout le temps. Il crée des mots aux sonorités insupportables. Certes c'est une "langue du futur que les enfants comprennent"... mais il n'est pas nécessaire de leur "parler bébé". Je cite la première phrase du livre:
Dans une bullogère surpoplazée une sonnerie cramazule; une cropette à sommeil vient juste de réveiller une petite fille. 
Il y a des "ette" partout, on ne compte plus les "zou", ou les "splatch". Dans les livres de science-fiction, l'insertion de mots inventés par l'auteur est courante. Mais là non ... on a l'impression qu'il a pris une partie du mot français et ajouté "blouk" ou/et "pouet"... Insupportable !

- L'histoire est nulle... Je ne dis pas ça souvent... mais là, il n'y a pas grand chose comme aventure, ou suspens ou espoir à la fin. Deux enfants du futur découvre le dernier arbre existant conservé dans un musée. Il est sur le point de mourir, alors il se met à parler aux enfants pour livrer son secret. Et voilà... Pas grand intérêt à part une leçon de morale, très mal emballée.

- La 2CV est moche et on fait mieux comme voiture du XXIe siècle !

Le coup de coeur Le point positif:
- Je n'ai pas apprécié la représentation des personnages, par contre tous les paysages sont très jolis.
Les travaux de l'illustrateur Mathieu Redelsperger sont à suivre pour cet aspect.

C'est à cause grâce à ce dernier point que je vous présente ce livre, sinon il serait passé à la trappe.

Si vous avez un avis différent, n'hésitez pas à m'en faire part.