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mardi 2 décembre 2014

L'homme à la voiture bleue - Sébastien Gendron

Un Rat Noir comme je les aime, 
Une collection des éditions Syros que j'affectionne particulièrement, 
Un roman, qui m'a fait me sentir mal à l'aise, et je crois bien que c'était l'effet souhaité. 

L'homme à la voiture bleue
de Sébastien Gendron
Syros, 2014, Rat Noir. 

Quatrième de couverture: 
Antoine a toujours eu beaucoup d'admiration pour son demi-frère Victor, petit diamant à l'oreille, de l'allure. Un enthousiasme que ne partagent pas les résidents du lotissement hautement sécurisé où se trouve l'appartement paternel. Depuis la rentrée de septembre, à chaque fois qu'Antoine se rend chez son père, Victor est absent. Alors qu'il franchit le double portail de la résidence pour les vacances de la Toussaint, il décide d'exiger la vérité: Où est Victor ? 
Le délit de sale gueule tient une place importante dans ce roman. Lorsqu'un meurtre est commis, c'est forcément le gosse avec le scooter qui fait du bruit, qui est responsable. Il traîne toujours, il n'a rien de mieux à faire, alors c'est sûrement lui. 
Où est Victor ? Un tabou familial. Un drame qui pèse énormément sur cette famille recomposée, trop. Il faut faire déborder le vase et chercher là où tout le monde a baissé les bras. 
L'histoire d'un frère, tout autant qu'un polar. 

Un roman que je recommande dès le collège, comme tous les autres de la collection Rat Noir d'ailleurs. Je suis fan ...

vendredi 7 mars 2014

La grande môme - Jérôme Leroy

La grande môme 
de Jérôme Leroy
Syros, coll. Rat Noir, 2007, réédité en 2013. 

Quatrième de couverture: 
"- Je sais ce que tout le monde sait, c'est-à-dire pas grand chose. Je sais que tu t'appelles Émilie Ambricourt, que tu es la petite-fille des Ambricourt de la rue Jeanne-d'Arc, la famille des ophtalmos. Je sais que tu es arrivée en cours en septembre et que l'on disait que tu avais été enlevée quelques mois plus tôt, que ta mère était une ancienne terroriste que l'on venait juste d'arrêter après vingt ans de cavale et que vous aviez vécu toutes les deux sous un faux nom. Menendez ou Martinez, je ne sais plus...
- Suarez, Dora Suarez ...
- Pardon ? 
- C'était mon nom... J'étais Dora Suarez?" 
Entre un passé troué par le mensonge et un présent à reconstruire, un polar en forme de quête identitaire. 


Le roman commence cette information. Une adolescente à changer de nom, pourquoi change-t-on de nom, ainsi du jour au lendemain ? Peu à peu, l'auteur livre des éléments de réponse. Le roman est écrit à la première personne du singulier. Nous sommes Dora Suarez ou Émilie Ambricourt, au début, il est difficile de savoir, aux côtés de cette adolescente, qui ne veut pas participer au cours d'endurance. 

Le style d'écriture est très intéressant, car les révélations sont faites en même temps que le cheminement d'Émilie. Elle essaye de comprendre sa mère qui lui a menti pendant tant d'années. En se souvenant peu à peu, elle cherche des éléments dans son passé pour savoir ce qu'est réellement sa vie. De la même manière le lecteur entre dans la vie d'Émilie, par touches, au rythme des souvenirs. 

Les pièces du puzzle se mettent peu à peu en place. On se rend vite compte, qu'il manque le plus important, mais aussi l'événement le plus traumatisant, qu'Émilie aura du mal à raconter. 

J'ai lu ce roman en une fois. Ce jour-là je me suis couchée tard, mais peu importait, il était impossible de s'arrêter. 


Un autre ouvrage de la collection Rat Noir lu pendant les vacances ... 

La fille aux doigts d'or
de Benjamin & Julien Guérif
Syros, coll. Rat Noir, 2013. 

Quatrième de couverture : 
"-T'as des a priori négatifs envers les femmes, mon petit. Considérer qu'elles sont toutes horribles, manipulatrices et dangereuses, c'est vraiment lamentable. 
- Arrête, je ne suis pas misogyne. [...] Dès qu'on a un petit atout dans la vie, on se comporte comme ça. Regarde par exemple : est-ce que les mecs les plus beaux, les plus malins, les plus sûrs d'eux se gênent pour séduire plein de filles, alors qu'ils s'en tapent et qu'ils savent qu'ils vont les faire souffrir?" 
Léo vit seul avec son père. Tous deux ont la passion des vieux films et se concoctent de longues soirées devant des DVD en version originale. Mais leur duo bien rôdé est menacé du jour où le père de Léo tombe amoureux d'une jeune étudiante au physique de star hollywoodienne. 



Ce fut la première fois, que je n'ai pas accroché à un roman de la collection Rat Noir des éditions Syros. Sur 7 romans lus, ça reste anecdotique ! Alors au lieu de vous déconseiller cet ouvrage, je vous conseille La grande môme de Jérôme Leroy, mais aussi l'excellent Norlande du même auteur, et les autres Rat(s) Noir(s) lus, à découvrir ICI. 

lundi 6 mai 2013

Norlande - Jérôme Leroy

Norlande
de Jérôme Leroy
Syros, 2013. 

Quatrième de couverture: 
"Tout finalement, est allé très vite après cette étrange conversation entre maman et moi à la cafétéria. C'était quelques mois avant que l' "évenement" ne se produis, quelques semaines avant que l'Autre n'entre en scène. Dans la mythologie norlandaise, le temps est circulaire, représenté par un serpent qui se mange la queue. 
Depuis cette table, dans ma chambre de la clinique, jamais une image ne m'a semblé aussi juste. L' "événement", l'Autre ont toujours été là. À attendre sur un point du cercle. Et c'est moi, nous, toute la Norlande, qui allions à la rencontre de ce point sans le savoir et sans pouvoir l'éviter."
Jérôme Leroy transpose dans un pays de Scandinavie imaginaire la tragédie qui a eu lieu le 22 juillet 2011 sur l'île d'Utoya, en Norvège, et donne la parole à une jeune rescapéee. Magistral et bouleversant. 

J'ai été bouleversée par ce roman. Il est dur. Il est triste aussi. Il est alarmant. Il est flippant. Il est poignant. Il est ....
J'avais suivi l'actualité, en juillet 2011. On ne peut pas louper ce genre d'événement. Mais je n'avais pas cherché à connaître les détails. Trop sanglant. Trop dur. 
Ce livre m'a intéressé, pour en savoir plus sur cet évènement. J'ai voulu en savoir plus. Je suis allée voir sur internet, à certains moments, pour démêler la réalité de la fiction, à d'autres je n'ai pas eu envie d'en savoir plus. Les opinions politiques du tueur par exemple. La réalité de l'existence de son profil Facebook. Je n'ai pas voulu savoir. 

L'écriture de Jérôme Leroy est captivante. Ce roman, il faut choisir de le lire, en connaissant le sujet principal ou passer son chemin. On ne peut pas le lire comme n'importe quel roman de fiction d'inspiration historique. L'événement est trop proche, dans le temps et dans l'espace. 

Pour aller plus loin: 

On a évoqué Norlande, et parlé de beaucoup d'autres polars scandianves, dans l'émission de France Inter Le Grand Bain le samedi 23 mars dernier, Le Boom scandinave: polars, séries et gastronomie. 


J'y étais, et j'ai adoré. C'était en direct au Salon du Livre de Paris. 


dimanche 2 septembre 2012

Le passager clandestin - Dominique Delahaye

Le passager clandestin
de Dominique Delahaye
Collection Rat Noir
Syros, 2012. 

Quatrième de couverture: 
"-Nous avons beaucoup à perdre et pas grand chose à gagner. Qu'arrivera-t-il si nous ne nous faisons pas prendre ? Une nouvelle télé, quelques bonnes bouteilles, de l'argent, jusqu'à quand ? Jusqu'à ce que tu recommences ? Jusqu'à ce que ça finisse mal ? Tu le sais bien, personne ne peut vivre longtemps comme ça !"
Qui est le passager clandestin? Marin, lycéen rêveur, plus à l'aise sur un voilier en pleine mer que dans une salle de classe, habité par l'idée que ses parents et lui sont trois étrangers contraints de vivre sous le même toit. Ou bien Imran, l'orphelin tchétchène à l'intelligence vive, élevé en France par un oncle brutal et fruste prêt à tout pour regagner un peu de son prestige perdu. Entre les deux adolescents, quelques gestes, quelques mots suffisent à installer une complicité immédiate...


On peut ne pas avoir de parents, être exilé et se sentir comme un clandestin. 
On peut avoir des parents, être français, habiter en France et se sentir clandestin. 

Le prologue se déroule le mercredi 13 mai, à cinq heures du matin, l'épilogue le mercredi 13 mai, à cinq heures trente du matin. Une histoire de hérisson et une histoire de bateau. 

Ce roman dresse de manière exemplaire le portrait de deux adolescents avec chacun leur propre fardeau familial. Il est difficile de se sentir bien à l'école, de se raccrocher à un espoir, à un moment de quiétude, alors que tout s'écroule. Ils s'aideront mutuellement. Ils tiendront bon ... ou pas. 
J'ai été captivée par l'écriture de Dominique Delahaye. Cet auteur a su m'imprégner de la vie de ces deux adolescents et me faire ressentir les injustices de leurs vies. Il m'a donné envie de fuir. Ce roman s'adresse aux lecteurs à partir du collège. Il permet de s'interroger sur la vie d'autres adolescents, sur la clandestinité et le séjour illégal en France. Des questions d'actualités au milieu d'un roman noir. 

Dans la collection Rat Noir, ce livre n'est pas mon préféré, mais dans l'ensemble de ma bibliothèque il tient désormais une bonne place. Les autres livres de la collection Rat Noir, présentés sur ce blog, sont ICI. J'aime, que dis-je J'ADORE cette collection, qui m'a découvrir de talentueux auteurs. Ce n'est pas fini, il m'en reste d'autres à lire.... A bientôt donc avec d'autres Rats Noirs. 

Le dimanche, je relis la collection Rat Noir

Le Dimanche, je relis *56*

Trois livres à (re)découvrir ...
Trois romans noirs ...
Trois romans pour grands adolescents et adultes ...
Trois romans qui donnent des frissons dans le dos ...

Trois romans de la collection Rat Noir des éditions Syros. 

Cliquez sur le lien ICI pour (re)découvrir ces trois romans que j'ai lus. 


Ce mot-clef Rat Noir sera attribué aux autres romans que je lirai dans cette même collection, donc "À suivre..." pour ceux qui aiment.

Cerise sur le gâteau: Trois romans avec de très chouettes couvertures.
Grappe de cerise sur le gâteau: Dans la journée, sur ce blog, le dernier paru dans la collection Rat Noir : Le Passager clandestin de Dominique Delahaye.

mardi 12 juin 2012

Shooting Star - Stéphanie Benson

de Stéphanie Benson
Syros, 2011, Collectin Rat noir. 
Edition originale, 2008.

Quatrième de couverture: 
"Aujourd'hui que l'affaire a gagné sa place parmi les faits divers de l'histoire contemporaine et que les vautours de la presse populaire s'en sont rassasiés, nous pourrions parler de honte. De regrets. De la cruauté de l'enfance. D'ignorance. D'égoïsme. Chacun de nous s'est maintes fois posé la question à laquelle il est impossible de répondre: Et si j'avais discuté avec elle, si je l'avais écoutée au lieu de me moquer, est-ce que j'aurais pu la sauver ? 
Bien qu'après la mort de la vraie Maddie, son fantôme continue de nous interpeller et son intention n'est pas forcément amicale."

Commentaire de l'éditeur: 
Un roman coup de poing qui déroule le destin tragique et inexorable d'une jeune file malaimée, de celles qui n'intéressent personne, prête à tout pour être enfin vue de tous. Une réflexion magistrale sur notre société qui, misant tout sur l'argent et l'image, laisse certains des siens se noyer dans l'indifférence générale. 


Comme le dit l'éditeur, on se prend une grande gifle avec ce livre. 
Le narrateur est un collégien qui côtoie Marie-Madeleine, ou plutôt Maddie. Elle est là dans son paysage. Une fille pas très bien habillée, dont il est facile de se moquer. Elle habite le même quartier. Il est connu de tous que la vie avec sa mère n'est pas évidente. Mais on se moque et on passe à autre chose. Jusqu'au jour où Maddie est retrouvée morte. 
Aux côtés du jeune adolescent, on retrace les derniers jours, et les derniers mois de la vie de Maddie. On essaye de comprendre, ce qui s'est passé, ce qui a dérapé. Les éléments de l'enquête qui surgisse peu à peu. Quelques pages du journal intime de la victime lues, un grand malaise ressenti. 
Une jeune fille qui rêve d'une vie de people, sous les projecteurs au milieu des strass et des paillettes. Un rêve de télé-réalité sur fond musical. 

Un livre à faire lire à tous les adolescents, parce qu'il est vrai, parce que chacun peut y trouver sa place. Celui qui se moque, ou celui dont on se moque. Un livre qui fait réfléchir, qui fait prendre de la distance et qui propose un autre regard sur les collégiens. 
Ce livre est loin d'être rigolo, il ne fait pas plaisir, mais .... Je ne sais pas... comment vous conseiller un livre qui dérange ? 
Ce livre est à lire. Une gifle de 114 pages très actuelle. 

Remarque: Ce livre est disponible en format numérique. Cool !
À lire aussi dans cette excellente collection: Luz de Marin Ledun et En fuite de Thierry Robberecht. 

lundi 14 mai 2012

Luz - Marin Ledun


Luz
de Marin Ledun
Syros, 2012.
Collection Rat noir

Quatrième de couverture: 
"La pluie tombe en continu, sa robe déchirée est trempée, l'air est lourd malgré tout mais Luz grelotte un peu. (...) Elle pense, elle rêve, elle ne sait pas vraiment. Elle revoit son maillot de bain, pendu à un cintre dans le magasin de la rue pitétonne. Le sourire de la vendeuse, le refus de sa mère, son insistance, les essayages, son envie de l'avoir, ce maillot de bain, de l'enfiler, de le porter. Et ce sentiment de liberté quand sa mère a finalement cédé."
Premier dimanche des vacances d'été. Luz caque la porte de chez elle, furieuse après ces adultes qui restent à table jusqu'au milieu de l'après-midi, qui rient et qui boivent trop. Légèrement grisée par le soleil brûlant, l'adolescente gagne les rives de la Volte où se prélassent des groupes de baigneurs. Elle rencontre bientôt Thomas, un élève de troisième qu'elle connaît peu mais qui lui plaît, accompagné d'une amie. Tous trois décident de se rebdre jusqu'à un point d'eau difficile d'accès, mais beaucoup moins fréquenté...

Aux éditions Syros, j'avais présenté la collection Soon, orientée vers la Science Fiction. Aujourd'hui il est question de la collection Rat noir, que l'éditeur présente ainsi:
Cette collection propose aux adolescents une découverte du roman noir qui, au-delà du plaisir littéraire, invite à s’interroger sur nos sociétés. Les grandes pointures du polar français et étranger, maîtres dans l’art de raconter des histoires et de « photographier » notre monde, publiées en grand format. Collection dirigée par Natalie Beunat et François Guérif.
En premier, j'ai interrogé mon ami Google pour savoir qui sont Natalie Beunat et François Guérif. Ils sont apparemment des pointures en ce qui concerne le roman noir.... Donc avant de raconter n'importe quoi, je suis allée rendre visite à Mlle Wikiped, et voici ce qu'elle m'a dit entre deux gorgées de thé: 
Dès lors, le roman noir désigne aujourd'hui un roman policier inscrit dans une réalité sociale précise et porteur d'un discours critique, voire contestataire, et sur cette réalité sociale, porteur d'une vision « noire » du monde. Le roman noir, tout en étant un roman détective, se fixe ses propres frontières en s'opposant au roman d'énigme car le drame se situe dans un univers moins conventionnel, et moins ludique.
Si vous souhaitez en savoir plus, n'hésitez pas à rencontrer Mlle Wikiped: ICI.
Voici pour le roman noir, et pour la collection Rat noir en général, passons à l'histoire de Luz en particulier. L'ambiance est plombée dès le début. Luz ne supporte pas les dimanches lorsque son père boit avec le voisin Vanier, que sa mère ne dit rien, et qu'elle sent sa tante impuissante. Vanier est libidineux, "gluant" (c'est le mot que j'utilise pour ce genre d'homme, au regard pervers, aux mains baladeuses, ... aux comportements dégoutants). Luz commence tout juste ses vacances d'été. Elle a envie de s'amuser, de prendre l'air, d'aller se baigner pour contrer la chaleur accablante du soleil. Mais on sent qu'elle a du mal à se détacher de cette ambiance familiale plombante. Elle fuit.
Les mots m'ont dérangée, ils ont fait monter en moi une angoisse assez rapidement. Sur un roman de 115 pages, il n'y a pas de temps à perdre si l'on veut emporter le lecteur. J'ai eu envie de retenir Luz et de lui dire "N'y vas pas, je le sens mal", mais il faisait beau, les autres baigneurs semblaient heureux dans cette rivière. Cette après-midi, qui aurait pu être pleine de plongeons, rires, éclaboussures, ne se déroule pas tout à fait comme Luz l'avait prévu.... 
J'ai eu peur, mais j'ai adoré ça. J'aime quand l'auteur a le pouvoir de jouer sur mes sensations. 

Coup de coeur:
La photographie de la couverture

Autre livre de la collection Rat noir, lu par Kik: En fuite de Thierry Robberecht

lundi 19 mars 2012

En fuite - Thierry Robberecht

En fuite
de Thierry Robberecht
Syros, 2012.
Collection Rat Noir

Quatrième de couverture: 
"Depuis des années, notre trio fonctionnait à la façon de l’équipage d’un sous-marin : chacun connaissait sa mission sur le bout des doigts. Il était environ cinq heures du matin quand notre père a rangé le dernier matelas dans la Skoda. Il a dû s'y reprendre à trois fois pour fermer le coffre. Assis à l'arrière depuis une dizaine de minutes, nous attendions. (...) J'ai regardé avec tristesse s'éloigner la cabane en bois dans laquelle nous avions été heureux. J'ai songé au vieux Fernand et à madame Betty, sa femme. (...) C’est toujours comme ça avec nous : partir en pleine nuit comme des voleurs et ne jamais dire adieu aux gens qu’on aime." 
Un homme divorcé, désespéré de ne voir ses enfants qu’un week-end sur deux, les kidnappe. S’ensuit pour Mathieu (9 ans) et Lucille (3 ans) une cavale de huit années à travers la France, faite de départs précipités, de rencontres fugaces et de précarité.
8 ans, c'est long.... Je m'en suis rendu compte à la lecture de ce roman, qui est assez petit pourtant (130 pages) Ce roman est assez court, mais tant mieux, car il faut prévoir de le lire d'un seul trait. Pas de pause envisageable. Il faut commencer et continuer jusqu'au bout. Je n'ai pas été capable de le lacher. Je lisais. Je lisais. Je retenais mon souffle. J'aime quand la lecture crée une tension en moi, un suspens qui m'envahit et me tord les boyaux.
En utilisant Mathieu comme narrateur, l'auteur nous plonge dans l'angoisse de l'adolescent: trahir son père pour retrouver sa mère et une vie normale ou honorer la confiance de son père, mais vivre loin de la société et de sa mère. Un dilemme qui dure 8 ans. Ne pas avertir la police, pour ne pas envoyer son père en prison, tout en sachant que la situation dans laquelle il se trouve n'est pas vivable à long terme. 
J'ai beaucoup beaucoup aimé ce livre. Je le relirai avec plaisir. Je le conseille à tous les adolescents et adultes. 


Truc en plus: J'adore la couverture!

Lien vers la fiche du livre sur le site de l'éditeur: ICI.